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1ère édition du festival de l’art culinaire judéo-marocain de Tanger

1ère édition du festival de l’art culinaire judéo-marocain de Tanger

Le 1er festival de l’art culinaire judéo-marocain, s’est tenu le 29 mai à l’Institut Supérieur International de Tourisme de Tanger (ISITT). Une occasion de rappeler que la cuisine juive marocaine est imprégnée de ses racines marocaines, profondément attachée aux valeurs du judaïsme, comme elle est un modèle de fusion entre Israël et le Maroc.

Cette 1ère édition organisée par l’ISITT, en partenariat avec l’association Maimouna a été marquée par la participation de M. El Mehdi Boudra, président et fondateur de l’Association Mimouna, de M. Adnane Afquir, directeur de l’ISITT, de M. Younes Dbibirha, délégué provincial du Tourisme à Essaouira, de Mme lamiae Chibani, professeure chercheuse et experte en management HR à L’ISITT, de M. Eyal David, Chef de mission adjoint d’Israël au Maroc, du chef Mme Arielle Sebag, Chef cuisinière à Paris et Mme Ruth Ben-Avi, Chef cuisinière à Tel-Aviv, qui ont offert un voyage sensoriel via l’art culinaire judaïsme, étaient aussi présents, à cette manifestation, M. Jacob Tordjman, le Rabbin de Tanger, Mme Sonia Cohen Azagury, chargée de la conservation du patrimoine juif de Tanger et M. Aron Abikzer, vice président de la communauté juive au Maroc, M. André Gomel, économiste, expert en méthodes et matériel d’enseignement et vice-président de l’association des amis du judaïsme marocain, ainsi que JEKKI Jihad, président de la fédération des arts culinaires de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

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Au cours des ateliers qui ont eu lieu lors de cette 1ère édition du festival de l’art culinaire judéo-marocain, des spécialistes de la cuisine juive ont élaboré chacun un plat sous les yeux de plusieurs étudiants de l’institut, puis les plats ont été dégustés collectivement. Les recettes choisies ouvrent aux spécificités de communautés bien différentes et forment une introduction gourmande à la visite sur les juifs du Maroc.

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La matinée a pris sa fin avec un repas offert par l’association Mimouna au sein du restaurant cacher, le Cercle de Tanger. Cet établissement fondé en 1903, situé en plein centre-ville, avenue du Prince Héritier, propose une cuisine traditionnelle juive séfarade sous contrôle rabbinique. Il est habituellement couru par les membres de la communauté israélite de la ville qui s’y retrouvent autour d’un repas cacher ou pour une partie de bridge. La clientèle n’y est reçue que par groupes et sur rendez-vous. Ses gérants avaient décidé de sa réouverture après la reprise des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Le restaurant « dont la capacité est de 10 à plus de 100 personnes, est la seule adresse où les touristes israéliens vont pouvoir manger des spécialités de la cuisine juive dans les règles de l’art.

1ère édition duPrésentant cette manifestation culturelle lors d’un point de presse qui a eu lieu l’après-midi, à l’hôtel Farah de Tanger, Adnane Afquir, le directeur de l’ISITT a souligné que depuis des siècles, la cuisine juive-marocaine reflète cet aspect de cohabitation des religions et de cette homogénéité de modes de vie dans un Maroc carrefour de cultures et des civilisations.

1ère édition duL’intervention, Mme lamiae Chibani, professeure chercheuse et experte en management HR à L’ISITT a porté sur ”La Gastronomie Marocaine : un art et une passion” Connue et reconnue dans le monde entier, elle a expliqué la diversité de l’art culinaire des différents territoires touristiques, en passant par ses influences, épices, rituels, et appellations. Elle a souligné l’importance de la Gastronomie Marocaine comme déterminant de l’attractivité touristique de la destination Maroc.

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Pour sa part, M. Mustapha Chagdali, psychosociologue et professeur à l’ISITT, a souligné le fait que l’acte de manger précède la religion, puisqu’autour de cet acte les codes culturels de la société ont été institués. De ce fait, l’avènement de la religion a procédé par instaurer “l’ordre du mangeable et du non-mangeable” autrement dit, pour instaurer la morale religieuse, il fallait passer par l’estomac de l’Homme avant son esprit…

Le point commun entre les juifs et les musulmans marocains c’est que les deux pays sont gourmands de leur authenticité, de leurs recettes qui sont à cent pour cent le reflet de la longue histoire riche en traditions, ainsi que des particularités régionales. Ils recèlent des secrets gourmands profonds issus d’un savoir-faire ancestral.

1ère édition duTout en n’habitant plus le Maroc pour la plupart d’entre eux, les juifs marocains gardent tous un chaleureux souvenir qu’ils s’efforcent jusqu’à aujourd’hui à conserver ces traditions culinaires transmises de génération en génération.1ère édition du

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