Cherchez-vous une ville séduisante, fascinante et inspiratrice pour les fêtes de fin d’année?

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Tout au nord du Maroc, sur la Méditerranée, l’ambiance  de la ville de Tanger « la perle du détroit » est radicalement différente.

Les températures de la ville de Tanger sont toujours douces, ensoleillement jamais démenti, Tanger est une destination idéale pour passer des fêtes de fin d’année originales, dans un cadre authentique.

La ville de Tanger met en avant son statut de ville d’artistes pour séduire avec succès, car les touristes qui l’avaient abandonnée un temps, reprennent son chemin, sans compter que Tanger est aussi le deuxième pôle économique du Maroc, outre le port de commerce de Tanger Méditerranée (l’un des plus importants au monde), la région héberge une usine Renault et bientôt une zone industrielle chinoise.

Bien avant les touristes et les entreprises, de nombreux artistes (Eugène Delacroix, Henri Matisse, Paul Bowles, Tennessee Williams, Jack Kerouac … ) ont craqué pour cette ville aux milles et uns paradoxes.

L’Espagne n’est-elle pas à portée de brasse, séparée de seulement 14 km par le détroit de Gibraltar ?

Cette situation stratégique a valu à Tanger un statut international de 1923 à 1956 de quoi justifier sa réputation de repaire pour trafiquants, mais n’allez pas chercher dans la cité son côté canaille, il a disparu depuis belle lurette! En revanche, rien ne vous empêche de marcher sur les traces des artistes passés, tout commence par un thé à la menthe à la terrasse du désuet Café de Paris, fréquenté jadis par l’écrivain Jean Genet, son horloge est bloquée sur 12h30, comme pour mieux résister aux assauts du progrès! Plus loin, l’hôtel Continental rivalise avec l’hôtel El Minzah où rôde le fantôme de Rita Hayworth alors que la Villa de France a retrouvé ses heures de gloire où Matisse a peint quelques fameux tableaux depuis ses fenêtres…

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Le Grand Socco, cœur vibrant de Tanger, est à deux pas, l’agitation bat son plein sur cette place qui donna son titre à un roman de Kessel, une église anglicane et l’ancien cinéma art-déco Rif rappellent les heures européennes passées. Comme un caisson de décompression pour mieux plonger ensuite dans la médina, rien à voir avec celle de Marrakech, ici, pas de toiture en roseaux pour se protéger de la chaleur, pas de foule qui se bouscule, on déambule presque tranquillement dans un dédale de maisons blanchies à la chaux, parfois jaune ou bleu, les ruelles propres et aérées descendant vers le port, bordées de commerces et d’artisans, sont baignées par cette douce lumière qui fit la joie de tant de peintres.

Quel que soit votre chemin, vous finirez par tomber sur la place de la Kasbah, où se dresse la façade crénelée du Dar el Makhzen, l’ex palais du Sultan est aujourd’hui reconverti en petit musée, de là haut, vous entendrez les échos du marché, respirerez aussi ses odeurs, les femmes descendues des montagnes voisines du Rif y vendent légumes, fruits et volailles. Une délicieuse mise en bouche pour une balade qui ne saurait être complète sans une halte au café Fuentes, là ou Kerouac trouva l’inspiration; ou au café Baba, étape favorite des Rolling Stones et bien sur sans non plus déguster le thé à la menthe, bien sûr, mais aussi les délicieuses cacahuètes grillées et la divine Bissara (soupe épaisse de pois cassés  ou de pois chiches au cumin & huile d’olives.

Vous en ressortirez à coup sûr  en sifflotant « Satisfaction » !

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