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Le Moussem des cierges de Salé à l’occasion de la fête du Maoulid

Le Moussem des bougies célébré tous les ans à Salé à l’occasion de la fête du Maoulid Annabaoui.

Le Moussem des cierges de salé permet à sa population de faire revivre un fait marquant de son histoire ou de partager ses spécificités historiques avec l’ensemble du pays.

Le moussem

La ville de Salé et sa procession de cierges

La ville de Salé, soeur de Rabat, la capitale du Maroc, l’unique ville à conserver ce Moussem qui reste une des particularités culturelles de cette médina, célèbre cité de corsaires, sur la rive droite du fleuve Bou Regreg, consiste à célébrer, chaque année, la nativité du prophète Mohammed ou la fête du Maoulid annabaoui, par un Moussem de 7 jours rehaussé par la célèbre procession des cierges.

Si la fête de la nativité est célébrée dans tout le Maroc, la procession des cierges est restée l’apanage de la seule ville de Salé.
L’origine de la procession


Les grands cierges multicolores ne commencèrent à faire leur apparition qu’à la fin du XVI ème siècle, à l’initiative du Sultan saadien Ahmed El Mansour Addahbi, imitant en cela, une tradition des turcs ottomans. En effet, ce sultan fut impressionné, à Istanbul, par la magnificence des palais des califes ottomans ainsi que par le faste de la procession des cierges. Lorsqu’il eut achevé la construction du palais Al Badie de Marakech, en 1593, le sultan célébra, avec un grand faste, la fête de la nativité, il désigna le Cheikh Abdellah Benhassoun pour initier la procession des cierges et pour veiller au bon déroulement des festivités. Le Cheikh fit beaucoup pour perpétuer cette manifestation dans la ville de Salé.

Le moussem
Description du cortège
Après la prière d’Al Asr (la troisième des cinq prières de la journée) commence la procession des cierges, portés par des barcassiers vêtus de leur costume traditionnel. Treize grandes cierges bariolés, longs de plus de deux mètres et lourds de 15 à 50 kg se déplacent en file indienne.

Conçus sous forme de minaret, ils sont constitués de multitudes de petits cônes en cire renversés alignés les uns près des autres. S’inspirant des ornements de l’architecture musulmane, ces cônes multicolores comme des corolles de fleurs, sont disposés dans un ordre harmonieux et, de loin, donnent l’impression visuelle de morceaux de beaux tapis.
Le circuit de la procession
Le cortège se déplace, dans un concert de chants folkloriques mêlés à des incantations religieuses, vers le Mausolée de Sidi Abdellah Ben Hsain où il s’arrête en signe de déférence et de recueillement; les cierges sont allumés au coucher du soleil.

Les festivités se poursuivent alors toute la nuit dans les différents mausolées par la récitation de panégyriques et de louanges au Prophète.
Les signes de fête sont en général visibles dans la façon de s’habiller des habitants qui, ce jour là, revêtissent leurs habits traditionnels neufs : djellabas, jabadors, tarbouches et, surtout, le caftan pour les petites filles.

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