Mahmoudi Zouhair : Et ça, tout le monde le sait !… Sauf « ou Lahya » qui vient de le savoir !

Ou Lahya

La porte du cabinet s’ouvrit et une moustache entra. Et comme un malheur ne vient jamais seul, cette valeureuse moustache minéralisée, meublait un visage sur lequel deux vaillantes oreilles-sentinelles montaient une garde vigilante.

Sur le dessus, végétait une nomenklatura capillaire généreuse qui se cramponnait du mieux qu’elle pouvait. Le visage était prolongé par un corps, introduit dans un « sur mesure » (mesures d’un autre plus petit que lui).

De ce louche lustre japonais, pendaient 5 membres (les 4 conventionnels + la zézette de flottaison qui baissait pavillon!). En circulation, ces parties du corps ne valent rien, mais ainsi montées à l’origine – sans mode d’emploi à l’appui – elles valent ce haut fonctionnaire algérien et premier sinistre de son pays, ce valeureux conquérant à qui rien n’échappe (sauf de petits pets timides et de grandes insultes dégourdies). Le professeur Freud fasciné par la scène marqua un sursaut en arrière pour contempler le diplodocus dans son ensemble.

Il lui fit signe de faire échouer son corps sur le divan. En moins de temps qu’il ne faut au dinar algérien pour chuter, … il mit ses pieds sur le divan non sans y avoir préalablement déposé – faute de compétences en lévitation – son appareil à écraser les poufs; le divan donna son blanc seing non sans lancer un cri de déstresse.

Freud : « Allez-y ! lâchez-vous ! »

ou Lahya : « … hhhhhhhhaaaaa !…voila ! c’est fait »

Freud : « je constate au dépend de mon sens olfactif que vous maitriser les origines le l’expression « comment allez-vous à la selle, » »

ou Lahya : « Mais vous m’avez dit de me lâcher »

Freud : « Par le haut ! Pas par le bas ! et pas sur mon divan ! je me « Trump » peut être mais c’est à cause de vous que certains qualifient les gouvernements africains de merdiques ! alors c’est quoi votre problème ? »

ou Lahya : « Ahhhhh ! DIVAN ! c’est d’origine turc ! »

Freud : « et après ?!!!! »

ou Lahya : « les turcs, c’est ma phobie ! et plus particulièrement les turcs du Maroc ! »

Freud : « Quels turcs du Maroc ???!!!! »

ou Lahya : « à commencer par cet ottoman de Othmani qui me hante! même dans mes rêves, il ne me quitte pas d’une babouche ! dans l’échelle de mes ennuis et responsabilités gouvernementaux, il se situe entre la coupure d’Internet et l’indigestion des huitres ! je maitrise ses combines de A à Z ! »

Freud : « ce qui ne constitue pas grand-chose sur un clavier AZERTY le A se situant juste côté  du Z ! Allez ! racontez-moi votre dernier cauchemar !»

ou Lahya : « le premier ministre marocain m’a offert un parfum »

Freud : « lequel ? »

ou Lahya : « Opium d’YSL ! qu’il m’a envoyé par le biais du mari de Juana qui était habillé en Adam»

Freud : « c-a-d ? »

ou Lahya : «  ne portant qu’une feuille … »

Freud : « de vigne ? »

ou Lahya : « non ! de chanvre ! »

Freud : « vous avez suivi le traitement que je vous ai prescrit ? »

ou Lahya : « oui mais c’est kif-kif ! toujours le même cauchemar ! c’est stupéfiant ! non ? »

Freud : « quels ont été vos rapports avec vos parents ? »

ou Lahya : « ils étaient toujours out ! Ma mère, une pure et vraie héroïne, passait sa journée à blanchir les tenues de mon père ! et mon père un vrai caïd sportif, passait sa journée à shooter dans la boulette ! quand elle l’a vue pour la 1ere fois elle a craqué pour lui et est demeurée sous son emprise ! un vrai deal leur mariage, Ma mère en était défoncée !… »

Freud : « Mais là vous êtes dans les nuages ! »

ou Lahya : « Par ce beau temps, les nuages, on ne peut les obtenir qu’à renfort de pétards dans le pays voisin »

Freud : « Vos souvenirs sont accros à une terminologie addictive ! »
ou Layia : « En plus, il est Médecin alors que moi, ma formation scolaire ne dépasse pas l’ENA »

Freud : « Votre formation diplomatique aussi … dans le sens du palindrome ! »

ou Layia : « en plus, il est svelte alors que moi… »

Freud : « c’est vrai que ce ventre assurerait l’équilibre alimentaire des tribus cannibales Tupinamba pendant 6 mois… mais mieux vaut avoir un gros ventre que deux petits ! autre chose dans ce cauchemar ?»

ou Layia : « ah oui ! Un Bugs Bunny me bénissait religieusement dans un désert brumeux … »

Freud : « ça doit être une « messe sahel » : vous devriez en prendre … de la carotte … et pas au sens opératoire de Zemzmi… et après vous avoir béni, il vous a fait quoi le Bugs Bunny ?  »

ou Lahya : « je suis trop bien éduqué pour vous le dire… des choses …pas remboursables par la CNSS !»

Freud : « Votre inconscient est meublé façon IKEA – avant livraison et montage ! les insultes y figurent en vrac et en kits ! sans un quelconque classement ! il faut faire tourner votre langue 10 fois avant de parler… et de préférence dans la bouche de votre partenaire ! »

ou Layia : « Ma partenaire est actuellement iranienne… »

Freud : « vous savez … avec les marocains…iranien qui ira le dernier ! Espace, TGV, automobile, ports, Mondial, Energies renouvelables… ils sont partis loin, là ! »

ou Lahya : « Oui ! en plus, tous ces rêves du Maroc, je les vois en négatif photo maintenant »
Freud : « c-a-d ? »

ou Lahya : « avant je voyais des blancs habillés en noir… depuis un an je vois des noirs habillés en blanc ! »

Freud : « Ca doit être la politique africaine du Maroc qui vous hante ! ce que vous voyez dans vos rêves ce sont des subsahariens habillés en djellaba marocaine! »

ou Lahya : « alors docteur c’est quoi mon problème ? »

Freud : « vous êtes intellectuellement et grammaticalement inachevé… « Ou Lahya » il vous manque le début ! si je dis « l’un ou l’autre » la phrase est compréhensible ; c’est l’élément fondamental des règles faisant intervenir les conjonctions de coordination , dans votre cas c’est « ou l’autre » ou Lahya… il en manque des choses… si je vous disais quelle est la différence entre un pigeon ?… la phrase est irrecevable ! votre problème c’est le commencement ! »

ou Lahya : Mais « au commencement était le verbe… opiacé… au passé, pardon ! »

Freud : « comment cela… au passé ? »

ou Lahya : « participe passé du verbe « joindre »… joint, passé du verbe « to come »… came… »

Freud : « Mais c’est de la paranoïa ! « cachez ce ‘joint’ que je saurais voir ! » aurait dit Molaire ! »

ou Lahya : « c’est qui Molaire ? »

Freud : « la grosse conne du fond de votre « Bush » ! »

Ou Lahya : « vous voulez dire que je suis ni intelligent? »

Freud : « voila ! vous avez le second « ni » et il vous en manque le premier… c’est « ni..ni… » si vous aviez le premier vous auriez dormi paisiblement ! »

ou Lahia : « ok pour le début ! et pour la fin ? »

Freud : « l’homme descend du singe selon la théorie de l’évolution sauf vous ! vous descendez peut être de la banane ! hormis les 50% de gènes scientifiquement prouvés, vous partagez avec la banane le fait d’avoir deux fins !

Ou Lahya : « et la solution ? »

Freud : « greffer un nom avant « ou » pour que votre nom soit grammaticalement recevable »

ou Lahya : « Camel ou Kamal ? par exemple ? »

Freud : « oui mais je l’écrirais avec un « Q » Majuscule »

ou Lahya : « pourquoi majuscule ? »

Freud : « pour la logique d’inclusion de la carotte ! »

ou Lahya : « et vos pronostics, docteur ? »

Freud : « je CONsidère qu’il y a déjà du « con » dans votre « inCONscient » c’est déjà CONvenable ! avec Qamal votre nom est COMplet !»

ou Lahia : « Merci docteur ! un dernier conseil ? »

Freud : « Vos bêtises médiatiques sont si grandes que le Maroc a du lancer un satellite pour les prendre en photo ! si vous continuez ainsi, le Maroc devrait lancer un télescope Hubble 2 ! »

Mahmoudi Zouhair Lan-gui de mots passants !

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