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Relance touristique au Maroc : les trois marchés « très porteurs »

Relance touristique au Maroc : les trois marchés « très porteurs »

Pour préparer la reprise du tourisme, l’Office national marocain du tourisme étudie toutes les niches porteuses. Entre autres, trois marchés émetteurs bénéficient d’un grand intérêt. Il s’agit de l’Afrique subsaharienne, d’Israël et du Portugal. Les raisons de ce choix.

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) prépare activement la relance du secteur touristique, l’un des plus affectés par les effets collatéraux de la pandémie de la Covid-19. Pour se donner les moyens d’une reprise rapide, l’Office entend étudier de près trois marchés émetteurs qu’il juge «très porteurs». Une étude devrait être menée dans ce sens par un prestataire externe, pour se pencher sur les potentialités de l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria, Afrique du Sud et Guinée), d’Israël et du Portugal. «Des marchés internationaux jeunes, qui ont des affinités culturelles, historiques et politiques avec le Maroc, mais également des potentialités à l’export et une proximité géographique qui permettent d’y conquérir rapidement des parts de marché », est-il considéré par l’Office. Pour ce qui est de l’Afrique, par exemple, l’ONMT a décidé de s’y positionner parce que le continent se profile comme le moteur de la croissance au cours du siècle à venir. Avec plus d’un milliard d’habitants, soit le 2e continent le plus peuplé au monde, ainsi qu’un pouvoir d’achat en hausse constante, une population jeune et des actifs de plus en plus nombreux, l’Afrique soutiendra inéluctablement la croissance démographique et économique du monde, surtout qu’elle dispose d’une classe moyenne importante et en constante hausse, constate l’Office. Au niveau touristique, le potentiel est énorme.

500.000 touristes Africains par an
En effet, l’Afrique ne représente actuellement que 500.000 arrivées touristiques au Maroc et l’Afrique subsaharienne que 2% de ces arrivées, sur 10 millions de touristes que reçoit annuellement le royaume. Selon l’Office, ce niveau pourra facilement être relevé en raison des efforts d’intégration et de co-développement récemment opérés par le royaume qui ont mené à la levée ou à l’amélioration des conditions d’obtention de visas et du lancement de la Zone de libre échange du continent africain (ZLECA) . Pour ce qui est du marché portugais, même s’il figure parmi les marchés émetteurs classiques de touristes internationaux, l’Office estime qu’«il est nécessaire d’affiner la connaissance et la compréhension du comportement des touristes portugais afin d’aller y glaner plus de part de marché». Concernant le marché israélien, l’Office souligne que c’est un pays qui représente un potentiel considérable à saisir. En effet, en 2019 sur une population de 9,136 millions d’habitants 8,473 millions sont partis en voyages touristiques a l’étranger et ont dépensé 9,765 millions de US$ (environ 100 MDH). Ce nombre de voyages a connu un taux de croissance annuel moyen de 13% sur les 5 dernières années et les cinq premières destinations touristiques préférées des voyageurs israéliens sont I’Italie, la Turquie, la Thaïlande, les États-Unis et l’Égypte. «Si la Turquie et l’Égypte, deux des principaux concurrents du Maroc, reçoivent chacun une moyenne de 400 000 voyageurs israéliens par an, c’est que le royaume peut également y arriver», relève l’ONMT.

Fort potentiel du marché israélien
En tous cas, les dernières évolutions dans la relation diplomatique et économique entre les deux pays permettront certainement d’activer la demande touristique du marché israélien qui montre dores et déjà un grand intérêt pour les destinations ayant des attributs proches du Maroc. Il devient donc primordial d’étudier ce marché pour y activer les segments les plus porteurs dans le cadre de la relance de l’industrie touristique nationale, souligne l’Office. Sur ces trois marchés, le prestataire de service choisi aura pour mission de réaliser une enquête de terrain qui permettra de fournir un profil détaillé des touristes, d’expliquer et d’illustrer clairement leur comportement d’achat et de voyage et de réaliser une segmentation opérationnelle à laquelle s’adjoindra un focus sur l’analyse des perceptions de la destination et de son portefeuille produit.

90 jours pour mener l’étude
L’étude devant être menée autour de ces trois marchés, sur une période estimée à priori à trois mois, devrait permettre d’évaluer la position de la destination par rapport à la concurrence dans le pourtour méditerranéen, à travers une analyse concurrentielle. Elle déterminerait de même le couple produit/destination, afin d’orienter les investissements marketing à opérer. Du côté de l’accueil, c’est-à-dire de l’incoming, les destinations touristiques marocaines à étudier par le prestataire sont Tanger, Saïdia, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira, Ouarzazate, Agadir, Dakhla et Azilal. Et les produits ciblés sont le golf, le bien-être, les sports nautiques, la nature, l’aventure, le tourisme religieux et le shopping.

Leseco.ma

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