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L’ONSSA met en garde le consommateur de viande rouge

Le consommateur de viande rouge doit être exigeant en ne s’approvisionnant que des points de ventes agréés, a souligné, récemment à Rabat, le Chef de la division produits animaux à l’ONSSA.

Le consommateur de viande rouge doit être exigeant en ne s’approvisionnant que des points de ventes agréés, a souligné, récemment à Rabat, le Chef de la division produits animaux à l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires ( ONSSA ), Dr. Abdelghni Azzi.

“Le consommateur doit être exigeant en ne s’approvisionnant que des points de ventes agréés et ne pas être tenté par des prix bas qui ne reflètent en aucun cas une viande de qualité”, a affirmé M. Azzi, à l’occasion de la journée maroco-allemande sur les enjeux nutritionnels et sanitaires des viandes rouges, tenue le 23 mai à Rabat.

Cité dans un communiqué conjoint de la Fédération Interprofessionnelle des Viandes Rouges (FIVIAR) et du Centre du Conseil Agricole maroco-allemand (CECEMA), M. Azzi a rappelé que l’ONSSA joue un rôle clé dans la protection du consommateur, précisant qu”‘en 2017, l’ONSSA a octroyé 138 mandats d’inspection des viandes rouges aux vétérinaires sanitaires privés afin de renforcer les contrôles”.

“La qualité de la viande commence avec l’éleveur et les bonnes pratiques d’élevage. Pour cela, le CECAMA s’engage dans l’encadrement des éleveurs et les accompagne dans la production d’une bonne qualité à des coûts compétitifs”, a relevé, pour sa part, Klaus Goldnick, directeur du CECAMA. Même son de cloche chez Mohamed Taher Srairi, professeur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), qui a ajouté que les bonnes pratiques d’élevage, d’abattage et de réfrigération sont importantes pour assurer l’attractivité des viandes rouges pour les consommateurs et garantir tous ses bienfaits nutritionnels et sanitaires.

Quant aux effets de la consommation des viandes rouges, le professeur Abdellatif Bour, responsable de l’Equipe de Recherche Transition Alimentaire et Nutritionnelle à l’Université Ibn Toufaïl, a expliqué que “La consommation des viandes rouges maintient l’équilibre alimentaire grâce à son apport important en lipides, acides gras, fer, protéines et vitamines. D’autant plus que les modes de préparations dans la cuisine marocaine permettent de tirer le meilleur de cet aliment”.

De son côté, Dr. Bouazza Kherrati, président de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur, a pointé du doigt l’opacité de l’information qui circule auprès des consommateurs.

“Sur 500.000 études réalisées sur la viande, seulement 1,4% ont été jugées fiables. Le consommateur perd son orientation et ne peut plus faire la différence entre les études scientifiques crédibles et les informations sans fondements”, souligne-t-il, estimant qu’il est nécessaire que le consommateur soit averti et soutenu, notamment par les médias, pour choisir les bonnes sources d’informations. “Cette journée marque le lancement d’une forte campagne de sensibilisation et d’information du consommateur sur les viandes rouges”, a indiqué le président de la FIVIAR, M’Hammed Karimine qui a mis en avant l’engagement de sa Fédération dans ce domaine. Plus de 190 professionnels, scientifiques, représentants de l’administration et des médias ainsi que des associations des consommateurs ont participé à cette journée, relève le communiqué, faisant savoir que cette journée a mis en évidence l’effet de l’alimentation animale sur la qualité nutritionnelle et organoleptique des viandes.

Cette journée a été organisée par la Fédération Interprofessionnelle des Viandes Rouges et le Centre de Conseil Agricole Maroco-Allemand avec le soutien du ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts du Maroc et le ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture d’Allemagne.

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