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Interview d’auteur – Ouadih Dada pour sa bande dessinée Yanis & Jad.

Interview d’auteur – Ouadih Dada pour sa bande dessinée Yanis & Jad.

Dans le cadre de la 24ème édition du Printemps du Livre et des Arts de Tanger, organisé par l’Institut Français de Tanger Mon Livret du Nord du Maroc a rencontré le célèbre journaliste et auteur Ouadih Dada qui s’est lancé dans l’art séquentiel en commettant sa première bande dessinée qui s’appelle « Yanis & Jad » avec les éditions Langages du Sud arrivé sur les tables des libraires, destinée aux enfants de 10 et 13 ans, et les amateurs de bandes dessinées sont au rendez-vous. Un livre qui exploite conjointement les conventions de la littérature et de la dramaturgie avec un enchaînement de pages de cinq cases en général et cinq pleines pages. Pape Mamadou Mbengue, chargé de communication et Marketing chez Langages du Sud nous rapporte que le présentateur du journal de 20h s’est rendu personnellement sur le site de l’usine de production SONASID (Société nationale de sidérurgie), le leader de l’acier sur le marché marocain dans le but de suivre de près le processus de recyclage et de fabrication d’acier pour l’illustrer ensuite en BD pour le jeune public.  Ouadih DadaMLDN : Est-ce que vous pourriez-nous dire ce qui vous a inspiré à se lancer dans le neuvième art ?

Ouadih Dada : Je me suis lancé dans cette aventure par goût de relever le challenge et saisir l’opportunité se présentant et je peux vous dire que c’est une fierté pour moi aujourd’hui d’avoir relevé ce défi et d’avoir pu donner à l’un des personnages « Yanis » le prénom de l’un de mes deux fils. Cette expérience s’est présentée à moi, j’ai donc relevé cette épreuve avec beaucoup de volonté et ça s’est plutôt bien passé.

MLDN : Pourriez-vous nous en dire plus sur le dessinateur qui vous a accompagné dans la création de cette bande dessinée ?

Ouadih Dada : Nous avons fait un travail avec le dessinateur qui s’appelle Zakaria Houmaid qui est l’un des deux dessinateurs de Langages du Sud. Cela était assez passionnant comme exercice vu que c’est aussi une découverte pour moi.

MLDN : En quelques mots, parlez-nous du thème ou de l’histoire ? Des personnages ?

Ouadih Dada : C’est une histoire de deux collégiens qui se lancent à la découverte d’Univers qu’ils ne connaissent pas et qu’ils découvrent pour les besoins d’un exposé qu’ils présentent ensuite dans leur classe, par demande de leur professeur.

MLDN : Quelle est l’idée et le message de cette BD ?

Ouadih Dada : L’idée est de faire évoluer les jeunes lecteurs, de les faire voyager dans différents secteurs d’activités de l’économie marocaine ; Là nous avons commencé par une aciérie, ensuite ça sera peut-être au complexe « Noor » à Ouarzazate par exemple pour comprendre le fonctionnement d’une centrale solaire.

MLDN : Combien de temps avez-vous mis dans la réalisation de cette bande dessinée ?

Ouadih Dada : C’était une aventure d’une année à peu près, entre le moment où l’idée a émergé jusqu’à la sortie de la bande dessinée.

MLDN : Quels sont les défis que vous avez rencontrés sur l’ensemble du processus de création de la BD ?

Ouadih Dada : Il y a eu trois niveaux ; le premier était d’écrire pour un jeune public, ce que je n’avais jamais fait auparavant, il fallait donc se mettre à leur niveau, surtout dans un univers qui est assez particulier comme celui de la sidérurgie. Le deuxième défi était d’écrire de manière séquencée pour une bande dessinée, il y a eu ensuite tout le travail de découpage au niveau des vignettes qui détermine la forme et le rythme de la narration, l’articulation entre texte et image. Puis en amont il y a eu tout le travail de scénarisation. Au niveau de l’écriture je ne me suis pas contenté d’écrire les dialogues mais il a fallu aussi écrire le scénario et ensuite caler les narrations dans les bulles.

MLDN : Êtes-vous satisfait du résultat et de l’intérêt que porte le public à cette BD ?

Ouadih Dada : Nous sommes très contents de présenter la BD aujourd’hui au grand public. Elle plait aux enfants et puis c’était aussi important pour moi de contribuer à la réalisation d’une bd 100% marocaine autant plus que mes textes ont été traduit en arabe donc c’est quelque chose qui me touche particulièrement.

Sara Wiam Khouadri

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